samedi 9 juin 2018

Juin 2018

_1957 12 hommes en colère de Sidney Lumett (enfin pris le temps et l'envie de le voir - eh bien c'est comme on imagine, en gros) (oui, je sais, j'ai déjà dit la même chose)

_1965 La Decima Vittima de Elio Petri (pas exceptionnellement palpitant, mais assez ironique, un peu critique, et terriblement pop)

_1965 Shanty Tramp de Joseph G. Prieto (film d'exploitation très noir, passablement cynique et sans doute très osé à l'époque - mais voilà, l'époque à changé)

_1966 La bataille d'alger de Gillo Pontecorvo (exceptionnel, au sens premier comme au sens figuré)

_1966 Andrei Rublev de Andrei Tarkovski (tarkovski plus le moyen âge  plus les considérations religieuses, c'est trop pour moi - malgré la question de la peinture)

_1970 Il conformista de Bernardo Bertolucci (un antihéros antipathique fasciste et lâche, un sujet intéressant - mais qui ne m'a pas convaincu)

_1971 Vladimir Et Rosa de Jean-Luc Godard (godard n'est plus godard pour un temps, et expérimente visuallo-politiquement dans des films pas regardables aujourd'hui si on n'est pas historien de l'art politiques)

_1971 W.R. Mysteries Of The Organism de  Dušan Makavejev (expériences autour de l'orgasme + très une sérieuse révolution communiste + une esthétique assez hystérique-pop = un mix totalement barré d'époque assez inattendu)

_1974 Le Crime de l'Orient-Express de Sidney Lumett (casting sidérant, rendu mou et assez criard)

_1983 Mourir à 30 ans de Romain Goupil (intéressant en creux sur ce que seront renoncement et lutte des places de beaucoup des personnages suivis - sauf celui meurt, justement)

_1988 Patty Hearst de Paul Shrader (un début un peu psychédélique pas inintéressant, mais de moins en moins convainquant au fur et à mesure qu'on avance)

_1989 Sexe Mensonge et Vidéo de Steven Soderbergh (assez laid, assez lent, assez culcul-romantique - pas désagréable pendant un temps, puis, d'un coup, si, insupportable)

_1995 Mallrats de Kevin Smith (presque hypnotisant de nullité - mais même pas)

_2003 Paycheck de John Woo (navet de série B)

_2004 Backstage de Emmanuelle Bercot (trop ado-romantique-mylène-farmer pour moi, mais assez vénéneux, ce qui fait qu'on tient le temps du film sans trop décrocher)

_2004 Elvis Has Left The Building de  Joel Zwick (navet de série B)

_2004 The Stepford Wives de Frank Oz (victime de la malédiction du remake : lourdaud et n'apportant rien, sauf une tentative de twist féministe pour justifier sans doute le geste)

_2005 The Devil And Daniel Johnston de Jeff Feuerzeig (j'aurais aimé m'intéresser à un freak - mais sa musique niaise ne me touche pas)

_2006 Vagues invisibles de Pen-ek Ratanaruang (polar onirique et doux, filmé de façon extrêmement originale et élégante, jamais vu autant de décadrages et de hors champs)

_2008 Gran Torino de Clint Eastwood (un film académique, hollywoodien, avec de beaux personnages ambigus, et très bien fait - et donc c'est tout)

_2009 Black Dynamite de Scott Sanders (très habile pastiche des films de blaxplotation - très drôle, aucun intérêt, du tarantino première période)

_2009 The Road de John Hillcoat (un tire larme outrancier - mais particulièrement sombre et pessimiste)

_2013 Coherence de James Ward Byrkit (bonne petite surprise bavarde, habile et sans budget)

_2013 Machete Kills de Robert Rodriguez (pas le bon jour, pas fini)

_2014 Bird People de Pascale Ferrand (optimiste : les personnages sont un motif, le film est happé ailleurs, du côté du ciel, de l’architecture somptueuse des grandes infrastructures urbaines, du côté des miettes de pain - pessimiste : tarte et 'très français')

_2015 The Lure de Agnieszka Smoczynska (visuellement cohérent, mais pas d'histoire, et musicalement indigent - ce qui est gênant quand la musique représente les 3/4 d'un film)

_2016 United states of love de Tomasz Wasilewski (Notre besoin de consolation est impossible à rassasier)

_2017 Billy Lynn's Long Halftime Walk de Ang Lee (oui et non, mais plutôt oui - sauf pour k.steward)

_2016 Hidden Figures de Theodore Melfi (comment se fait-il que ce ne soit pas film (un peu trop classique peut-être à mon goût) qui redonne la 'fierté noire' à la place du vain black panther ? parce que l'époque n'est pas à la glorification de l'intelligence ? ah oui, mince)

_2016 Tunnel de Kim Seong-hun (trop long sans doute mais assez radical et claustrophobique)

_2016 We've Forgotten More Than We Ever Knew de Thomas Woodrow (bel essai de radicalité formelle, mais trop théatral-essai-arty pour me convaincre)

_2017 The Death Of Stalin de Armando Iannucci (oui c'est mal, mais c'est drôle)

_2017 Three Billboards Outside Ebbing, Missouri de Martin McDonagh (le film réussi des cohen, mais sans les cohen)

_2017 Atomic Blonde de David Leitch (pur james bond féminin testotéroné et outrageusement clippé et incompréhensible de twists finaux, vite lassant)

_2017 Braguino de Clément Cogitore (on est vraiment au minimum de ce qu'on aurait souhaité - mais le documentaire est sauvé par son sujet)

_2017 Downsizing de Alexander Payne (entre burlesque et satire molle, un navet à la limite de la fascination gênante)

_2017 Grave de julia Ducournau (certainement très bien, probablement un exigeant et rare premier film - mais pas ma came)

_2017 I, Tonya de Craig Gillespy (léger ennui + second degré + trash US = les cohen, sortez de ce corps)

_2017 La región salvaje de Amat Escalante (très bon thème, bel essai de mystère, mais on n'y croit pas, on n'entre pas dans la fièvre des personnages)

_2017 Lucky de John Carroll Lynch (aussi élégant que cucul - heureusement assez sobre)

_2017 Le Crime de l'Orient-Express de Kenneth Branagh (plus vif que le premier, mais terriblement laid)

_2017 Star Wars The Last Jedi de Rian Johnson (moins toc toc badaboum que ces derniers temps - sinon, r.a.s., encéphalogramme personnel plat)

_2017 The Shape Of Water de Guillermo del Toro (le goût de l'eau)

_2017 We blew it de Jean-Baptiste Thoret (soudainement obsédé par le fait que le titre (réplique suivie de 'good night man' dans easy rider) peut être vu comme le programme des temps à venir, j'ai oublié d'être très attentif)

_2017 Wilson de Craig Johnson (daniel clowes ne peut pas sauver totalement cette semi réussie adaptation, dark, parfaitement cynique, mais cuculcon en même temps)

_2017 Winter brothers de Hlynur Palmason (très esthétique, froid et noir, presque fascinant)

_2018 Black Panther de Ryan Coogler (la preuve qu'on peut faire un navet de superhéros africano-centré, comme si c'était un autre planète, déconnectée des enjeux de la terre et donc ici de l'afrique - message politique discutable et particulièrement ténu, film surévalué - cf. plus haut hidden figures)

_2018 Mute de Duncan Jones (oui c'est du blade-runner, oui c'est déjà-vu, mais c'est bien étudié, bien relu, assez agréable dans sa lenteur noire - peut-être mieux que le blade runner 2)

_2018 Annihilation de Alex Garland (fond intéressant, on aurait aimé que ça soit bien, mais c'est laid et peu captivant)

_2018 Early Man de Nick Park (animation toujours exceptionnelle, un ou deux sourires)

_2018 Les garçons sauvages de Bertrand Mandico (pas du tout ma tasse de thé, mais vu captif au cinéma, et j'en garde un souvenir curieux et assez fasciné)

_2018 Okja de Joon-Ho Bong (fond radical, forme boursoufflée, globalement pas palpitant)

_2018 Red Sparrow de Francis Lawrence (vulgaire, creux et inutilement violent)

_2018 Western de Valeska Grisebach (sec, politique et esthétique - des choses qui plaisent par ici)

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