dimanche 7 octobre 2018

Octobre 2018

_1943 Le ciel peut attendre - Heaven Can Wait de Ernst Lubitsch (pour moi une pièce de boulevard datée - mais si on demande à corinne c'est très drôle)

_1958 Les racines du ciel - The Roots of Heaven de John Huston (sympathique par son côté désuet, mais bon)

_1955 A l'est d'Eden - East of Eden de Elia Kazan (noir et assez amoral, mais dean joue vraiment comme une patate dégingandée, pas crédible un instant en jeune des années 10)

_1955 20000 lieues sous les mers - 20,000 Leagues Under the Sea de Richard Fleisher (un disney au fond très pessimiste par le futur réalisateur de soleil vert - où l'on fait le lien enfin entre soleil vert et rollerball, avec la pièce de bach jouée par le capitaine !)

_1956 La nuit du chasseur - The Night Of The Hunter de  Charles Laughton, Robert Mitchum (conte noir expressionniste qui m'a laissé particulièrement froid - malgré une indéniable bizarrerie malsaine)

_1957 Dieu seul le sait - Heaven knows miss allison de John Huston (pochade assez poussive, très anecdotique)

_1959 Autopsie d'un meurtre - Anatomy of a Murder de Otto Preminger (le film de procès, plutôt vif et efficace, mais laisse un sentiment curieux, notamment une désagréable impression de profonde misogynie)

_1959 Ben-Hur de William Wyler (un poncif interminable, entrecoupé de sermons - je comprends pourquoi on ne parle que de la course de chars...)

_1967 Le joli mai de Chris Marker (élégant, politique et fascinant)

_1973 Serpico de Sydney Lumett (un pacino fiévreux, dans film typiquement 'nouvel hollywood' dans son esthétique, donc un spectacle a minima agréable - mais sans plus)

_1976 Le désert des tartares -  Il Deserto dei Tartari de Valerio Zurlini (film formellement classique, lent et presque bien, mais avec une fin bien trop fiévreuse et appuyée)

_1979 Simone Barbès ou la vertu de Marie-Claude Treilhou (assez mal joué mais qui dégage un charme curieux et assez irrésistible - et, comme l'actrice, on subit, mais pas désagréablement, un bel ennui un peu triste et désabusé)

_1982 Fitzcarraldo de Werner Herzog (trop exalté pour moi, au point qu'on n'y croit pas - mais plaisant grâce à kinsky et aux ambiances)

_1992 Luna Park de Pavel Lungin (un début glaçant et assez fascinant, puis on s'enlise dans une histoire de filiation grossière fils facho/père juif qui ne m'a pas du tout passionné)

_1997 Austin Powers: International Man of Mystery de Jay Roach (pas drôle, au point d'en être un peu gênant, voire par moment de regretter benny hill)

_1998 Il faut sauver le soldat Ryan - Saving Private Ryan de Steven Spielberg (classique et efficace, mais mondieu que de pathos et de patriotisme sacrificiel !)

_1998 Le meilleur des mondes - Brave new world de Leslie Libman (téléfilm plat et grossier, pas regardable)

_2000 Redacted de Brian de Palma (sans doute pavé d'un bon fond politique, mais avant tout putassier, mou et désagréable)

_2004 Alexandre - Alexander de Oliver Stone (irregardable - long, ennuyeux, plat et avec des acteurs au charisme de bernique)

_2004 L'effet papillon - The Butterfly Effect de Eric Bress, J. Mackye Gruber  (un scénario malin et retors qui aurait mérité autre chose qu'un film limite Z, brouillon, cheap et laid)

_2004 Last Life in the Universe de Pen-ek Ratanaruang (personnages creux et vague histoire d'amour flottante - ennui)

_2007 The Simpsons Movie de David Silverman (pas révolutionnaire ni terriblement irrévérencieux, mais globalement drôle)

_2008 L’œil du mal - Eagle Eye de D.J. Caruso (une trame parano et des idées efficaces dans une société de surveillance totale, mais un film plat)

_2010 Red de Robert Schwentke (un pur divertissement dans la veine, et quasi au niveau, de ocean's 11)

_2011 Contagion de Steven Soderbergh (sobre mais mou, et avec une intrigue à ellipses particulièrement bancale - pour ne pas dire pleine de trous incohérents et ratée)

_2014 La Sapienza de Eugène Green (visuellement irréprochable mais incroyablement 'bourgeois éclairé' dans sa forme et dans son fond - sans compter une impression de pastiche de film français lettré et prétentieux)

_2016 The Revenant de Alejandro González Iñárritu (pudding indigeste cousu de fil blanc - quelques beaux paysages)

_2016 The Ornithologist de João Pedro Rodrigues (élégant et bizarre, oscillant joliment entre fable et trivialité - un plaisir, mais non partagé à la maison)

_2016 Antiporno de Sion Sono (bien bizarre et agréablement tordu dans sa construction, mais l'hystérisme factice de l'actrice principale ruine assez totalement la possibilité d'y prendre plaisir)

_2016 Fleabag de Phoebe Waller-Bridge (détestation épidermique de l'actrice, de cette façon de jouer 'connivent', de l'humour, de tout donc - au point de presque rester pris comme dans des phares)

_2017 How To Talk To Girls At Parties de John Cameron Mitchell (étonnant film psychédélique seventies mais fait 50 ans après, à la fois raté et très bien - donc en ça assez punk, et raccord avec l'idée développée)

_2017 Tehran Taboo de Ali Soozandeh (sans doute un exploit politique, une relative réussite esthétique, mais bien trop appuyé et lourdaud pour qu'on se sente vraiment concerné)

_2017 The Beyond de Hasraf Dulull (petit essai bavard et malin, servi par un twist final parfaitement inattendu, malheureusement suivi d'un post-scriptum d'une platitude aussi niaise que désastreuse pour le film)

_2018 Avengers Infinity War de Joe et Anthony Russo (super héros comme vulgus pecum je suis d'accord, il y a trop de monde et ok, on peut se débarrasser de la moitié de l'univers - à part ça, le film...)

_2018 Béhémoth - le dragon noir de Bei xi mo shou (un aperçu de cette fin de monde qui se joue actuellement, sidérant par sa beauté glaçante)

_2018 Ready Player One de Steven Spielberg (ok pépé maîtrise les codes d'aujourd'hui et sait multiplier les clins d’œils - ce qui ne suffit pas à faire un film intéressant, je dirais)

_2018 American Animals de Bart Layton (une caricature de film indie, bien rendue par un bon élève - mais c'est terriblement mou et surtout insupportablement moralisateur)

_2018 Fahrenheit 451 de Ramin Bahrani (un remake inutile, comme il se doit - fausse complexité et images clippées en sus)

_2018 L'ile aux chiens - Isle Of Dogs de Wes Anderson (un choix de radicalité visuelle tout à fait respectable, un fond pas niais, mais un film peu accrocheur, pour ne pas dire ennuyeux)

_2018 Ocean's Eight de Gary Ross (sans être totalement désagréable c'est mou, le scénario n'est pas surprenant un instant, l'ensemble terriblement en deçà du premier)

_2018 Le Jour de mon retour - The Mercy de James Marsh (marin devenu fou vs. famille éplorée - propre, plat et hollywoodien)

_2018 UFO de Ryan Eslinger (fond sympathique, visuellement clean, mais brouillon, on n'accroche pas)

_2018 Woman at war - Kona fer í stríð de Benedikt Erlingsson (agréable divertissement, très esthétique, plutôt habile et gentiment politique - un peu (beaucoup) trop gentiment, d'ailleurs)

 

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