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La_Dernière_femme.jpgLa Dernière Femme

L'ultima donna - Marco Ferreri - 1976

Gérard est ingénieur dans une usine. Quitté par sa femme Gabrielle, acquise aux thèses du MLF, il doit élever seul son petit garçon, Pierrot. Contraint de rentrer chez lui, à la suite d’un chômage technique, il passe reprendre son fils à la crèche et fait alors la connaissance de Valérie. Cette belle puéricultrice, qui s’apprêtait à partir pour la Tunisie avec Michel, un amant occasionnel, accepte de venir vivre, pour quelque temps, dans l’appartement de Gérard, situé dans un grand ensemble de la « ville nouvelle ».

note : merde, même en vhs rippée dégueulasse, en italien sous-titré anglais (alors que tourné en français), c'est épatant - encore un chouette ofni 70s...

Ilsa-la-louve-des-SS-Ilsa-She-Wolf-of-the-SS-1975-1.jpgIlsa, la louve des SS

Ilsa, She Wolf of the SS - Don Edmonds - 1975

Dirigeant un petit camp de concentration, la SS Ilsa fait subir les pires tortures à ses détenus, et en particulier aux femmes, souhaitant ainsi en tirer la conclusion que le sexe faible résiste bien mieux à la douleur que les hommes. Alors que les prisonniers élaborent un plan d'évasion, elle jette son dévolu sur l'un d'eux, un jeune américain capable de satisfaire tous ses appétits sexuels sans "défaillir".

note : presque pas de scénario + images cheaps (mais trash) de tortures + nazi + seins nus = Ilsa - difficile de savoir quoi en penser, mais un concept compliqué à défendre en société, convenons-en...

la-prisonniere.jpgLa Prisonnière

Henri-Georges Clouzot - 1968

Gilbert Moreau, artiste d'avant-garde, travaille pour la galerie d'art que dirige Stanislas Hassler, et vit avec la charmante Josée. Un concours de circonstances amène, un soir, Josée chez Stanislas, qui lui projette diverses photos dont un nu érotique qui choque et bouleverse la jeune femme. Elle tombe sous l'emprise de cette vision, demande à voir une séance de pose et bientôt sollicite Stanislas de la choisir comme modèle.

note : un premier tiers magnifiquement cinétique (alors qu'il se dit que clouzot haïssait ce genre), un deuxième joliment tordu, puis un trou d'air chabada avant une fin psychédelique - in fine bien plus qu'une curiosité...

scorpion-1.jpgElle s'appelait Scorpion

Joshuu sasori : Dai-41 akkyo-bô - Itô Shunya - 1972

Matsushima Nami est enfermée au cachot depuis un an. Quand elle peut enfin retourner avec les autres à la lumière du jour elle tente de tuer le directeur de la prison, qui punit toutes les prisonnières en les faisant travailler comme au bagne. La légende autour de Nami "Sasori" se renforce du côté des prisonnières. Le directeur décide alors de l'humilier devant les détenues pour lui mettre à dos toute la prison - une sorte de cadeau avant son départ.

note : si on accepte de longs temps quasi muets coupés par de la pop décalée, des mouvements frénétiques puis très calculés de caméra, des alternances inopinées distanciation/identification aux héroïnes, des filtres de couleur et ralentis inattendus, des sauts impromptus entre sadisme, grotesque, fantastique, horreur, érotisme, violence, alors c'est un chef d’œuvre - si (moi oui)...

note 2 : confessons avoir vu aussi l'épisode 1, puis les 3 et 4, qui malheureusement ne sont que des séries z, des festivals gore cheaps avec profusion de nymphettes en culotte, mais sans le côté psychédélique qui transcende le 2 -  lents et trash, ennuyeux, ils n'ont pas la magie...

scorpion-3.jpgscorpion-2.jpgscorpion-4.jpg

What-a-Flash--1971-1.jpgWhat a flash !

Jean-Michel Barjol - 1971

En 1971, le cinéaste Jean-Michel Barjol fait cohabiter pendant 3 jours et 3 nuits 200 acteurs, musiciens, peintres et acrobates, en les enfermant dans un immense studio aménagé en dortoir et cantine, avec une dizaine de caméras et de preneurs de sons documentant librement les évènements. Le fil conducteur : ils sont dans une capsule cosmique, trois jours avant le fin du monde.

note : un peu épuisant à regarder, mais heureusement assez court et très intéressant à plus d'un titre : on aurait presque envie de faire un long article qui discuterait de cet échec épatant, du ridicule égo des quelques acteurs professionnels participants, du vide absolu politique comme intellectuel qui résulte de ce huis-clos alors qu'on est en présence d'une 'élite' intellectualo-révolutionnaire libérée comme par magie de toute contrainte matérielle, de la crasse infantile et peinturlurée qui recouvre tout, du pathétique des quelques tentatives artistiques qui se mettent en place, curieusement toutes tournées vers une parodie assez tarte des rites catholiques, de l'ennui que semblent assez rapidement vivre les protagonistes, ou de la non-complaisance méchante de barjol quand il montre les 'survivants' heureux de retourner en trottant à leur petites voitures - mais on se retiendra...

documentsinterditsdvdcover.jpgLes documents interdits

Jean-Teddy Filippe - 1986/89

13 faux documentaires s'appuyant sur de prétendus phénomènes surnaturels ou inexpliqués, "rassemblés" par Jean-Teddy Filippe entre 1986 et 1989, et diffusés sans mise en contexte à la télévision. La supercherie a été révélée après la diffusion du dernier épisode par Jean-Claude Carrière ; le but du réalisateur était de démontrer le pouvoir de la télévision et la facilité avec laquelle un documentaire aux allures amatrices peut avoir de l'impact sur la conscience populaire.

note : sur un postulat irréprochable, un traitement forcément vieillot (aussi parce qu'il a été repris des centaines de fois depuis) et une petite déception pour ce travail fondateur d'un genre et réputé - mais ceux qui l'ont vu à l'époque disent en être marqué, et ça c'est assez classe...

coonskin.jpgCoonskin

Ralph Bakshi - 1975

Brother Rabbit, Brother Bear et Preacher Fox sont trois amis d’enfance habitant dans le Sud des Etats-Unis. Tandis que Bear et Fox tentent d’aider Rabbit à s’évader de prison, ils sont pris à partie par un policier blanc. Brother Bear tue ce dernier et prend la fuite avec son compère. De son côté Brother Rabbit attend ses amis en compagnie de son compagnon de cellule qui lui conte l’histoire de trois personnages aux traits animaliers, et qui ressemblent étrangement aux trois "Brothers". Ces trois animaux aux caractères bien distincts cherchent à se faire un nom dans Harlem, et seront prêts à tout pour y arriver malgré des policiers violents, racistes et homophobes, le parrain de la mafia new-yorkaise, une Miss America lubrique et survoltée, ou encore un prédicateur noir obèse, réincarnation autoproclamée du "Black Jesus", à forte tendance nationaliste.

note : outrancier, survolté, crade, vulgaire, violent , politique, irrespectueux, comique, etc. le tout en mélangeant vues filmées et animation - un pur produit des 70s donc, avec ses défauts mais surtout les qualités tant appréciées de l'époque...

Inland-empire-2005-2.jpgInland empire

David Lynch - 2005

Une histoire de mystère. Au cœur de ce mystère, une femme amoureuse et en pleine tourmente.

note : j'ajouterais que c'est mystérieux - mais là, david, tu es allé trop loin pour moi, je ne suis pas entré dans ton labyrinthe et n'ai pas tenu la durée... (on trouve des résumés plus longs, mais disons que ça n'avance pas tant l'affaire donc droit au but)

Visitor_Q_2000_2.jpgVisitor Q

Bizita Q - Takashi Miike - 2000

Un père couche avec sa fille, qui se prostitue. La mère en fait autant, afin de payer l'héroïne qui lui permet d'oublier que son fils la tabasse. Il est temps de remettre de l'ordre dans tout ça se dit le père. Arrive alors un inconnu qui, par le viol, le meurtre et la nécrophilie, finira par ressouder cette famille complètement disloquée.

note : scatophilie, nécrophilie, inceste, meurtre et autres, le tout avec ce second degré surjoué typiquement japonisant, sans compter un hommage à théorème lui-même - mais on s'ennuie quand même un peu, c'est pas de bol...

pas_de_repos_pour_les_braves.jpgPas de repos pour les braves

Alain Guiraudie - 2003

L'histoire de Basile devient le centre de toutes les attentions d'Igor, un étudiant qui travaille pour survivre et qui s’ennuie, et de Johnny Got, un peu voyou un peu détective, et surtout trop curieux. Basile a en effet rêvé de Faftao-Laoupo qui comme tout le monde le sait, annonce la mort lors du prochain sommeil.

note : presque aussi loufoque que voici venu le temps, déconcertant au début, mais un vrai plaisir sur la longueur - donc bon...

Voici_venu_le_temps_2005_1.jpgVoici venu le temps

Alain Guiraudie - 2005

Les guerriers d'Obitanie sont lancés à la poursuite de Manjas-Kébir, le bandit qui a enlevé la fille de Rixo Lomadis Bron, un riche propriétaire terrien qui règne en maître sur les bergers de la Montagne Pourpre. Rixo Lomadis Bron, accuse Manjas-Kébir d'avoir tué sa fille, et exhorte tous les habitants du pays à traquer l'assassin... Radovan Rémila Stoï, le plus grand guerrier de la contrée, s'élève contre cet acte insensé qui a toutes les chances de les mener à la guerre. Fogo Lompla, guerrier de recherche hors pair et héros de l'histoire, commence à se poser des questions : sur l'introuvable Manjas-Kébir, sur son combat en faveur de la libération des bergers, sur sa vie de guerrier qui le voue à une perpétuelle errance, et sur ses histoires d'amour impossibles.

note : oui ça a l'air confus comme ça mais c'est épatant : bizarre, joué avé l'accent du sud-ouest, homophile, dystopique, et avec des morceaux de rock'n'roll - la classe, et inattendue...

l-empreinte-de-la-justice.jpgL'empreinte de la justice

The memory of justice - Marcel Ophuls - 1976

Dans ce documentaire controversé, Ophuls trace un parallèle entre les atrocités commises par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale et les exactions des Français en Algérie comme des Américains au Vietnam - et y interroge les conséquences de la « logique de guerre ». Le film s'appelle ainsi baptisé ainsi en souvenir de Platon, « qui pensait que l'humanité porte en un repli caché de son âme le vague souvenir d'une existence idéale. Le souvenir d'une justice parfaite en fait partie.

note : ouch, un grand coup sur la tête, un peu long comme coup (5h...), mais très bon - très très, même...

happyend.jpghappy end

Stastny konec - Oldrich Lipský - 1967

Un homme est guillotiné pour meurtre, nous découvrons sa vie à rebrousse-temps, filmée à l'endroit, passée à l'envers. Le personnage principal raconte sa naissance quand sa tête se 'recolle', puis déroule le fil de sa vie jusqu'à sa naissance : prison, procès, meurtre pour jalousie, vie commune avec sa femme, mariage,etc.

note : sur une trame simple (iste ?) limite vaudeville, le film joue sur des doubles sens bien vus dans les dialogues, et tient la route tout le long sans trop se perdre...

parisinterdit.jpgParis interdit

Jean-Louis Van Belle - 1969

Une quinzaine de vignettes farfelues entre documentaire et fiction dans lesquelles s’illustrent des personnages marginaux mais réels tels que, entre autres, un fakir, des leaders de sectes aux motivations saugrenues, un professeur de strip-tease en HLM, le vampire de Paris ou un coiffeur pour morts.Accompagné de commentaires souvent hilarants, Paris interdit possède des airs de parodie du genre mondo, ces documentaires aux motivations souvent crapuleuses popularisés par Mondo Cane (1962). Cependant, la censure française n’est pas de cet avis et interdit sa sortie sous prétexte que « le film s'inspire de l'érotisme, de la pornographie, du sadisme, du meurtre mais certainement pas de l'art cinématographique ».

note : surtout amusant par l'idée que ces (globalement) gentils tordus ont existé 'en vrai'...

Macadam_a_deux_voies_1970_2.jpgMacadam à deux voies

Two-lane Blacktop - Monte Hellman - 1970

Deux jeunes gens participent à des courses clandestines improvisées à bord d'une Chevrolet trafiquée. Ils rencontrent une adolescente, puis un quadragénaire avec lequel ils entreprennent une course de fond jusqu'à Washington. La jeune femme les quitte, la course ne se termine pas.

note : à rapprocher de Badlands, Vanishing Point ou Easy Rider : une errance motorisée sans intrigue, au fil du temps, et une non fin rare et radicale...

la-dialectique-peut-elle-casser-des-briques.jpgLa dialectique peut-elle casser des briques ?

René Viénet - 1973

« Dans une région occupée par les Bureaucrates, les dialecticiens vont venger les Communards et la bande à Bonnot ». Dans ce détournement hilarant, les images d'un film d’arts martiaux  sont sous-titrées par « l'association pour le développement des luttes de classes et la propagation du matérialisme dialectique ». et utilisées pour enchaîner les répliques cultes, mêlant slogans situationnistes et extraits de chansons anarchistes dégommant bourgeois, curés, capitalistes et bureaucrates.

note : absolument indispensable, surtout si on souhaite travailler sa subjectivité radicale (se trouve facilement sur le net)...

scorpio_rising.jpgScorpio rising

Kenneth Anger - 1964

Une vision transcendée du mythe du motard américain. La machine comme totem, du jouet à la terreur. Thanatos en chrome et cuir noir.

note : homophilie, motardophilie et provocation néonazie sur fond de pop sucrée 60s dans ce court (30mn) considéré comme culte - des questions ?

Taxidermie-Taxidermia-2004-3.jpgTaxidermie

Taxidermia - György Pálfi - 2004

L'histoire d'une famille, sur trois générations, dans la Hongrie du XXe siècle. Un aide de camp, souffre douleur d'un capitaine, pendant la seconde guerre mondiale. Un champion hors norme, sous l'ère communiste. Un inquiétant taxidermiste à la recherche de l'immortalité, de nos jours. Le destin marginal et atypique de ces trois hommes accompagne celui de leur pays.

note : ça se veut bizarre et barré, et ça l'est - ça se veut aussi dérangeant et profond, mais là euh, pas sur moi, désolé...

level-five.jpgLevel 5

Chris Marker - 1996

Dans un espace exigu, entre un ordinateur et une console de banc de montage, une jeune femme parle avec son amant mort avant d'avoir terminé un jeu vidéo consacré à la bataille d'Okinawa. Déçue de ne pouvoir finir le jeu, elle fait appel à l'auteur, qui relève le défi. En suivant les éléments déjà élaborés du jeu, elle rencontre des témoins de la bataille, en naviguant sur un réseau qui n'est pas Internet et de mystérieux correspondants avec qui elle mène des dialogues où elle exprime ses angoisses, ses remises en cause, et la difficulté de survivre à la mort de l'autre.

note : la partie sur okinawa est fascinante quand, comme moi, on ne savait à peu près rien de ce "tragique épisode" (comme on dit) de la seconde guerre mondiale - la partie sur les états d'âmes de Laura est romantique, donc bon... (de marker, voir obligatoirement ça, bien sûr)

lune-froide.jpgLune froide

Patrick Bouchitey - 1991

Simon et Dédé sont deux paumés en quête d'oubli et d'exaltation. Ils ne s'éveillent que la nuit, allumés par l'alcool, cherchant à perdre la raison. Ils délirent et déambulent, allant de petites magouilles en farces potaches, au risque d'aller trop loin.

note : il paraît que ça a fait scandale (la nécrophilie tout ça), mais moi, même si l'affiche est hideuse, je trouve ce film humain, beau et désespéré - ouais, rien que ça...

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